La série de témoignages qui illustrent des expériences de mobilité internationale
Chaque mois, découvrez le parcours d’un jeune parti vivre une expérience de mobilité : service civique, volontariat européen, échanges interculturels ou projets Erasmus+. Des témoignages authentiques, pour s’inspirer et, qui sait, se lancer à son tour.
1. Agnès — Service Civique de réciprocité
Simon de Cyrène, Marseille (France)
Agnès a vécu une expérience de Service Civique de réciprocité à Marseille : animation d’ateliers, accompagnement de personnes à mobilité réduite dans leur quotidien, participation aux comptes rendus des journées, aide aux résidents.
Bien plus qu’une mission de volontariat, cette expérience lui a permis de gagner en confiance, de développer de nouvelles compétences personnelles et professionnelles, et d’avancer dans son parcours.
Et si c’était ton tour ? Que tu aies envie de t’engager, de vivre une expérience interculturelle ou simplement de sortir de ta zone de confort, ce témoignage pourrait bien te donner des idées !



2. Maria — Corps Européen de Solidarité
École, Briançon (France)
Et si partir à l’étranger était le début d’une aventure qui change tout ?
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Je suis partie à l’étranger, en France, avec le programme Corps Européen de Solidarité (CES)*. Tout d’abord, je me suis inscrite sur leur site web en saisissant mes infos, puis j’ai commencé à chercher parmi les opportunités différentes pour trouver celles qui étaient les plus intéressantes pour moi. Le site est constamment mis au jour et des nouvelles opportunités sont toujours publiées. Quand j’ai trouvé celle qui me plaisait, j’ai postulé en ligne sur le site, puis j’ai reçu un mail avec les informations (date et horaire) de l’entretien, et après ça j’ai reçu la confirmation que j’ai été acceptée.
Quand je suis arrivée à Briançon à la fin de septembre, je ne parlais pas du tout la langue et j’ai eu quelques petites difficultés. Toutefois, cela plutôt qu’être un frein, il a été une motivation pour moi pour apprendre la langue le plus vite possible. Je voulais être capable de me rapporter aux autres, spécialement aux élèves de l’école où j’ai effectué ma mission. Je crois que ne pas connaître la langue du pays ne devrait pas être considéré comme un obstacle, mais comme une opportunité enrichissante. Revenue dans mon pays, je connais une nouvelle langue et cela peut m’apporter des bénéfices et des opportunités.
Cette expérience a été vraiment incroyable ; je ne m’attendais pas à tout ce qu’elle m’a apporté. J’ai appris des nouvelles choses à tous les niveaux : professionnel, relationnel, personnel. D’un côté, je suis grandie comme assistante de langue : j’ai appris à apprendre l’italien aux enfants français. De l’autre côté, je suis devenue plus confiante et forte comme personne.
Mon retour a été suivi d’un peu de mélancolie mais je suis contente de tout ce j’ai accompli dans ma période à l’étranger. J’ai visité les endroits où je n’étais encore allée, j’ai pris des cafés avec mes amis, les autres locataires et mes collègues pour se dire au revoir et j’ai préparé mes valises.
- Le Corps européen de solidarité (CES) permet aux jeunes de 18 à 30 ans de s’engager dans une mission de volontariat en France ou à l’étranger, tout en développant des compétences et en vivant une expérience interculturelle. Le programme prend en charge une grande partie des frais (voyage, hébergement, assurance et argent de poche).



3. Elisa — Échange interculturel « Non c’est non »
Hors Pistes (Marseille) & Dock Europe (Hambourg)
Et si partir à la rencontre d’autres jeunes européens permettait aussi de mieux se connaître soi-même ?
Elisa a participé à l’échange interculturel « Non c’est non », porté par Hors Pistes de Marseille et Dock Europe de Hambourg, autour de l’autodéfense féministe et de la lutte contre les violences fondées sur le genre.
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Grâce à Info Jeunes Marseille et à Hors Pistes, j’ai eu la chance de participer à l’échange interculturel de jeunes* « Non c’est non », autour de l’autodéfense féministe et des violences fondées sur le genre, où, avec des jeunes de France et d’Allemagne (en mixité choisie sans homme cisgenre), nous avons vécu des moments de liberté, de convivialité et d’échange.
Nous avons participé à différents ateliers : l’initiation au roller derby, discussion autour des émotions et du consentement, découverte de l’histoire du féminisme en France, visite du réseau local du Planning Familial et du Centre LGBTQIA+ de Marseille, apprentissage de techniques d’autodéfense verbale et physique, ainsi que diverses formes d’expression artistique à travers la bande dessinée et le maquillage inspiré de l’univers drag. Ces activités nous ont permis d’exprimer pleinement nos personnalités et nos identités.
Cette expérience m’a permis de prendre confiance en moi, d’apprendre à mieux poser mes limites et d’ouvrir de nouvelles perspectives. Je repars pleine de gratitude et enrichie par les rencontres inspirantes et les moments vécus ensemble.
Merci à Hors Pistes, à Dock Europe et à Info Jeunes Marseille pour cette belle opportunité.
* Les échanges interculturels de jeunes Erasmus+ offrent aux jeunes l’occasion de rencontrer d’autres Européens, de partager leurs cultures et de vivre une expérience collective enrichissante. Une aventure accessible, financée en grande partie par le programme Erasmus+.



4. Giorgia — Youth leader, échange interculturel Erasmus+
Terrassa (Espagne)
Et si partir en échange Erasmus+, c’était aussi accompagner d’autres jeunes dans cette aventure ?
Giorgia raconte son expérience en tant que youth leader lors d’un échange interculturel Erasmus+ à Terrassa, en Espagne. Avec un groupe de jeunes venues de La Ciotat, elle a partagé des rencontres et des activités autour de l’écologie avec des participants d’Allemagne, de Lettonie et d’Espagne.
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L’été dernier, j’ai participé à un échange de jeunes Erasmus+ en tant que youth leader. Ce rôle consiste à accompagner un groupe de jeunes tout au long du séjour : veiller à leur bien-être, faciliter leur intégration dans le groupe international, et faire le lien entre les participants et les organisateurs. C’est une présence à la fois proche et attentive, qui participe à l’expérience tout en gardant un regard d’ensemble sur le groupe.
Je suis partie de Marseille avec six jeunes Françaises pour rejoindre Terrassa, en Espagne, où nous attendaient des jeunes venus d’Allemagne, de Lettonie et d’Espagne. Pendant près de neuf jours, nous avons travaillé et échangé ensemble autour du thème de l’écologie, dans un groupe mêlant quatre nationalités différentes.
C’est quelque chose que l’on ne mesure vraiment qu’en le vivant : voir des amitiés se former entre des personnes qui ne se connaissaient pas, qui ne parlent pas la même langue, et qui pourtant trouvent rapidement un terrain commun.
Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est d’avoir vécu cet échange sur deux niveaux à la fois. D’un côté, je me sentais pleinement partie du groupe : les moments du quotidien, les repas, les échanges informels. De l’autre, mon rôle me donnait aussi un regard extérieur : observer comment le groupe évoluait, comment les liens se construisaient, comment chacun et chacune trouvait progressivement sa place.
Cette double position, à l’intérieur et un peu en retrait, est l’un des aspects les plus intéressants que j’ai découverts dans ce rôle.
Avant de partir, j’avais quelques inquiétudes. Accompagner un groupe de jeunes Françaises dans une langue que je ne maîtrise pas encore complètement était un vrai défi. Je me demandais si je serais capable de gérer les situations difficiles qui pourraient se présenter.
Ce que j’ai découvert, c’est que je n’ai jamais eu à faire face à ces situations seule. J’étais un point de repère pour les filles que j’accompagnais, et elles l’étaient pour moi, nous nous sommes soutenues mutuellement. Voir leur confiance grandir au fil des jours a été profondément enrichissant. Les moments d’échange avec les autres youth leaders ont également été très précieux : partager nos observations et nos façons de faire a eu une vraie valeur et cela m’a rappelé l’importance du partage et du soutien. Participer à cet échange en tant que youth leader, c’est bien plus qu’encadrer un groupe. C’est apprendre à faire confiance aux autres et à soi-même et voir la solidarité prendre forme de manière inattendue.
Si vous avez l’opportunité de participer à un échange Erasmus+, que ce soit comme participant ou comme youth leader, ne la laissez pas passer. On en revient changé et c’est souvent pour le mieux !



5. Eva — Échange interculturel Erasmus+
Projet Juvene Semena, Espagne
Et si un échange interculturel était bien plus qu’un voyage ? Pour Eva, cette aventure en Espagne a été une véritable étape de vie.
Construit avec d’autres jeunes et les équipes de Hors Pistes, ce projet Erasmus+ lui a permis de participer à chaque étape de sa création, de rencontrer des jeunes venus de différents pays et de vivre une expérience humaine forte, faite de partage, d’écoute et de découvertes.
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Juvene Semena est un échange interculturel de jeunes coordonnés par l’association Hors Pistes et initié par le BIJ de La Ciotat. Pensé avec et pour les jeunes, ce projet leur a permis de construire ensemble leur mobilité internationale, de rencontrer des participants venus de plusieurs pays européens et d’échanger autour d’une thématique commune. Une expérience où chacun a appris des autres, a développé de nouvelles compétences et a créé des souvenirs qui marqueront durablement son parcours.
Juvene Semena ce n’est pas un simple voyage, c’est une partie de notre vie, de notre adolescence. Ce dernier voyage est une conclusion d’un grand chapitre de l’enfance à l’âge adulte, une aventure qui a commencé à mes 16 ans avec kiwi for future et se termine à mes 19 ans, toute une période qui a bercé la jeune femme que je suis aujourd’hui.
Avoir pu être impliqué activement dans cette création est vraiment une expérience très enrichissante. Nous avons pu créer de nos idées, de nos rêves, notre voyage idéal grâce à Hors-piste.
Nous avons été tout le long entouré de personnes à l’écoute créant un dialogue à double sens. Je ne me suis jamais senti autant à ma place et autant moi qu’à travers ce projet. Juvene Semena ce n’est pas simplement des souvenirs, c’est une histoire, une histoire que j’aimerais raconter à tout le monde pour qu’ils voient à quel point le monde est beau quand on est entouré de personnes aussi différentes, enrichissantes et remplis d’amour.

6. Vincent — Échange interculturel Erasmus+
Projet Juvene Semena, Espagne
C’était ma toute première expérience seul ! j’ai dépassé les difficultés de la langue et ma peur de parler. Les valeurs véhiculées par ce dispositif de mobilité me correspondaient bien.
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Je m’appelle Vincent, j’ai 28 ans. J’habite Antibes, dans les Alpes Maritimes.
Entre 2023 et 2024, après mes études, j’ai effectué des voyages en Europe et plus loin. Leur durée a été variable… entre 1 mois et 1 trimestre complet.
L’élément déclencheur au voyage
Jusqu’à l’automne 2023, je n’avais jamais voyagé seul, je prenais conscience que cette expérience serait essentielle pour la suite de mon parcours ; néanmoins, je ne me sentais pas de sauter le pas tout seul…persuadé que je ne saurais pas me débrouiller, ni parler un mot d’anglais. J’ai alors décidé de solliciter un ami et nous sommes partis en Turquie pour quelques semaines. L’expérience fut fabuleuse et rassurante.
Les premiers pas du voyageur autonome et solidaire
Ce voyage en binôme a été un déclic pour la suite. Sitôt rentré en France, je me suis mis à la recherche d’un WWOOFING en Grande Bretagne afin de combiner mon appétence pour le social, la solidarité, l’environnement, le partage et le perfectionnement de l’anglais.
Fin novembre je suis parti seul à PLYMOUTH, au sud de l’Angleterre, dans une ferme. C’était ma toute première expérience seul ! j’ai dépassé les difficultés de la langue et ma peur de parler. Les valeurs véhiculées par ce dispositif de mobilité me correspondaient bien.
Bénévole au cœur d’un township
En rentrant, j’ai candidaté pour les JO de Paris… je devais mettre toutes les chances de mon côté pour l’entretien final. La maîtrise de l’anglais était une fois encore en ligne de mire, sans elle, je ne serais pas retenu.
J’eus l’idée de faire un BENEVOLAT INTERNATIONAL de 3 mois.
A l’époque je ne connaissais aucun dispositif de mobilité, hormis le VSI ou le VIE ; je n’ai pas pensé non plus à candidater à un service civique international… C’est grâce à une amie que j’ai trouvé rapidement une mission bénévole en Afrique du Sud, tournée essentiellement vers l’humanitaire.
La préparation fut très rapide… j’ai rencontré l’association sur 3 webinaires.
En janvier 2024, je m’envolais pour Cape Town, l’une des 3 capitales sud-africaine.
Par la force des choses, mon bénévolat en Afrique du Sud fut réparti entre 2 associations et 2 lieux.
Le 1er mois j’ai aidé une association qui s’occupait d’enfants âgés de 3 à 5 ans. Mon rôle était essentiellement d’assister « le maître » dans sa classe, un peu comme un ATSEM. Ce 1er mois fut difficile : outre l’accent qui posait souci, l’hébergement et la vie sur place n’étaient pas conformes à ce qui était prévu. J’avais une impression d’insécurité.
Pour les 2 mois suivants, j’ai été contraint de trouver rapidement une seconde association, belge, Born in Africa, également tournée vers l’humanitaire mais davantage structurée.
Je fus basé au sud du pays à Plettenberg Bay. J’étais hébergé en colocation avec 2 autres jeunes, dans une maison dédiée aux bénévoles étrangers.
Autour de Plettenberg, il y avait des townships.
Chaque matin, j’allais au cœur d’un township. Mon rôle était essentiellement éducatif pour un public 7-15 ans. Le planning très structuré était composé de cours de soutien le matin et d’après-midi sportifs sans compter les camps de vacances.
Ces deux mois furent très intenses, très enrichissants avec une difficulté linguistique persistante tant l’accent sud-africain restait particulier. Le climat très chaud et la nourriture ont été mes principaux obstacles.
La vie y était bien plus facile qu’à Cape Town. L’association bien implantée dans le township nous permettait d’être acceptés des locaux et d’éviter ainsi les regards hostiles. De beaux liens se sont créés avec les jeunes.
J’en garde un souvenir heureux, avec une impression d’avoir été utile pour des enfants auxquels nous avons appris et transmis de petites choses simples reçues pourtant comme un trésor.
Les bienfaits incontestés du voyage…
Tous les voyages sont formateurs. Grâce à cette expérience, j’ai gagné en autonomie, pris confiance en moi, découvert un pays, une culture, des gens, j’ai perfectionné une langue.
J’ai eu le sentiment d’avoir pris conscience de la réalité du monde, de m’être ouvert davantage l’esprit, d’avoir donné mais d’avoir aussi beaucoup reçu. Désormais je sais que l’on peut faire énormément avec très peu !
Il m’aura manqué le partage ! vivre cette expérience avec quelqu’un.
Se préparer à revenir…pour mieux repartir ?
Le retour en France fut difficile… même si j’étais heureux d’avoir été pris aux JO, je ressentais une déception profonde face à la réaction de certains de mes proches qui ne comprenaient pas mon enthousiasme post mobilité ! ils n’en comprenaient pas le véritable sens ! Moi, je prenais la mesure de ce que j’avais vu et vécu… je mesurais la chance d’être né ici, en Europe, j’avais pris une immense claque !
Fuite en avant ou pas, 1 mois après, je suis reparti sur un wwoofing en Angleterre… seconde expérience magnifique. Le retour, ce fut les JO inoubliables de Paris.




Info Jeunes vous accompagne dans votre projet de mobilité
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Vous y trouverez notamment :
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- des conseils pour préparer son départ (et son retour),
- comment faire des études à l’étranger,
- comment trouver un stage,
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- comment faire du volontariat ou partir autrement,
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